🔥 Chaud
La Confession
Ce qu'on avoue dans le noir, quand on croit que personne ne peut nous entendre.
Confesser : du latin confiteri, reconnaître ce qu'on a fait.
Mais j'ai toujours pensé que les confessions les plus honnêtes portaient sur ce qu'on n'a pas encore fait — et qu'on désire.
Voilà la mienne.
Je désire la chaleur des corps inconnus. L'instant précis où un étranger devient familier, cette seconde étrange où les frontières bougent.
Je désire les conversations qui durent jusqu'à l'aube parce qu'on ne veut pas les finir.
Je désire être regardée comme si j'étais la seule personne dans la pièce.
Je désire donner du plaisir autant que le recevoir, et trouver dans cet échange quelque chose qui ressemble à de la grâce.
C'est ma confession.
Elle ne demande pas l'absolution — elle demande la suite.
Mais j'ai toujours pensé que les confessions les plus honnêtes portaient sur ce qu'on n'a pas encore fait — et qu'on désire.
Voilà la mienne.
Je désire la chaleur des corps inconnus. L'instant précis où un étranger devient familier, cette seconde étrange où les frontières bougent.
Je désire les conversations qui durent jusqu'à l'aube parce qu'on ne veut pas les finir.
Je désire être regardée comme si j'étais la seule personne dans la pièce.
Je désire donner du plaisir autant que le recevoir, et trouver dans cet échange quelque chose qui ressemble à de la grâce.
C'est ma confession.
Elle ne demande pas l'absolution — elle demande la suite.
Je lus cette confession trois fois de suite.
La première pour comprendre les mots. La deuxième pour en sentir le poids. La troisième — je mens, il n'y eut pas de troisième lecture. Je posai le papier et restai un long moment à regarder le feu.
Quelqu'un avait écrit ce que je n'avais jamais osé formuler, même pour moi-même.
Je pris une plume.
Je voulais écrire : moi aussi. Mais cela semblait insuffisant.
Je voulais écrire : vous n'êtes pas seule. Mais cela sonnait comme une consolation, et ce n'était pas une consolation qu'elle demandait.
Finalement j'écrivis simplement : Continuez.
Et je glissai le billet sous la porte de la chambre dont je savais qu'elle était la sienne, sans me demander si c'était raisonnable.
La première pour comprendre les mots. La deuxième pour en sentir le poids. La troisième — je mens, il n'y eut pas de troisième lecture. Je posai le papier et restai un long moment à regarder le feu.
Quelqu'un avait écrit ce que je n'avais jamais osé formuler, même pour moi-même.
Je pris une plume.
Je voulais écrire : moi aussi. Mais cela semblait insuffisant.
Je voulais écrire : vous n'êtes pas seule. Mais cela sonnait comme une consolation, et ce n'était pas une consolation qu'elle demandait.
Finalement j'écrivis simplement : Continuez.
Et je glissai le billet sous la porte de la chambre dont je savais qu'elle était la sienne, sans me demander si c'était raisonnable.
Il y a des actes dont la témérité fait toute la beauté.
Glisser un billet sous une porte en est un.
J'avais vu la scène depuis l'escalier — sans le vouloir, je le jure, ou presque.
La Baronne s'éloigna sans se retourner, avec cette dignité des femmes qui viennent de faire quelque chose d'irréparable et s'en savent parfaitement.
Je restai là un moment, hésitant.
Puis je pris moi aussi une feuille, et j'écrivis à mon tour — non pas à l'une ou l'autre, mais aux deux, à cette confession et à sa réponse, à ce dialogue naissant qui méritait une troisième voix.
J'écrivis : Je vous ai entendues. Je ne dirai rien. Mais si vous avez besoin d'un témoin — ou d'autre chose — je suis là .
Je glissai mon billet sous la même porte.
Puis je montai me coucher en me demandant si j'avais bien fait.
Je savais que oui.
Glisser un billet sous une porte en est un.
J'avais vu la scène depuis l'escalier — sans le vouloir, je le jure, ou presque.
La Baronne s'éloigna sans se retourner, avec cette dignité des femmes qui viennent de faire quelque chose d'irréparable et s'en savent parfaitement.
Je restai là un moment, hésitant.
Puis je pris moi aussi une feuille, et j'écrivis à mon tour — non pas à l'une ou l'autre, mais aux deux, à cette confession et à sa réponse, à ce dialogue naissant qui méritait une troisième voix.
J'écrivis : Je vous ai entendues. Je ne dirai rien. Mais si vous avez besoin d'un témoin — ou d'autre chose — je suis là .
Je glissai mon billet sous la même porte.
Puis je montai me coucher en me demandant si j'avais bien fait.
Je savais que oui.
Commentaires
Aucun commentaire. Soyez le premier.